lundi 14 octobre 2013

J'écriture / rouleau de paroles



Le temps s’use
en tenue d’art
comme une faim 

sans fin
comme une chose sans cause
inatteignable
comme une eau de vertige dans la bouche d’un loup
(Quand le geste détourne les yeux de la main)

veilleur muet comme peau de radeau
le tambour salé du vent agite ses bras de bois
la mer rejette ses racines d'eaux
des oiseaux à longs doigts
marchent sur l'invisible 

le temps écorce des violons
(et le temps m'use)
______
J'écriture / rouleau de paroles
Encre sur papier
Détail
Octobre 2013

1 commentaires:

Anonymous Anonyme a dit...

donne à qui le voit ce besoin de s'approprier d'un détail comme d'un chuchotement particulier lui racontant sa vie

14 octobre 2013 à 15 h 07  

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