dimanche 15 juillet 2007

Les peluches crucifiées




Projet soumis et refusé par la Manif d'art 2008 de Québec...

Nul n'est poète en son pays....

Les peluches crucifiées
Les œuvres proposées invitent d'abord à l'éveil et à la réflexion. Au questionnement. Certains y verront une attaque à leurs valeurs,une œuvre de démolition, de destruction. D'autres jetteront l'anathème. Il s'agit non pas de détruire mais de permettre à l'humain une rencontre avec lui-même, une ré-appropriation de sa propre existence et d'au moins une partie de sa liberté face à des systèmes d'état (religieux et sociaux) ralentisseurs et destructeurs de l'humain dans l'homme.

J'y vois un appel à la réflexion individuelle de celui qui regarde. Bien plus regardant que simple regardeur. Une sortie de l'endormitoire collectif imposé. Une possibilité d'ouvrir une fenêtre sur soi-même. Un retour à l'esprit et à la pensée. Un choix de penser et de se bâtir différemment, à partir de soi, de sa réflexion propre et non d'un modèle imposé. Utopique ? Idéaliste? Artistique par son humanisme, son originalité et sa fenêtre ouverte sur la liberté. Si chaque être pour un moment dans sa vie porte en soi la liberté de vouloir refaire le monde, l'artiste se doit de l'utiliser quotidiennement.

Ni la religion, ni les dieux n'échappent au droit d'œuvre de l'artiste.
La religion est une invention de l'homme. Elle promet des avenirs illusoires. De l'invérifiable. Des paradis. Des jeunes vierges. Des éternités tranquilles. Elle endort la conscience sur le présent. Or c'est dans le présent que l'homme vit et agit. La religion rend l'humain indisponible au questionnement. Elle propose sur tous les sujets d'importance, des réponses toutes faites. Des dogmes, le bonheur en poudre. La religion déresponsabilise. Elle empêche l'humain de penser. L'anesthésie. Elle accélère l'enfermement de ceux qu'elle prétend sauver. Le monde est beau en troupeau. Le seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer. Les autres? Les autres n'ont qu'à changer de Dieu. Le nôtre est le seul vrai. La religion a réponses à tout. Du copié collé. Du préfabriqué, prêt à prier. Elle empêche l'homme de remettre en question les inégalités, sociales et économiques. Une minorité impose à une majorité sa vision du fonctionnement de la société. Le rituel devient religion. La religion devient dogme. Le dogme devient loi. La religion, le dogme deviennent politiques. Système. Politique. Pouvoir. Le peuple devient soumis. La religion dogme est l'inverse du savoir.

1 commentaires:

Anonymous Daria a dit...

Keep up the good work.

11 novembre 2008 à 03 h 39  

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