samedi 20 décembre 2008

L'étendue finie de vivre

Dans l’étendue finie de vivre
Je dessine à l'eau noire
Des écritures inconnues

Comme un oiseau
Oublié sur un fil
Allonge le ciel

En gestes linéaires
Cassés
J'enracine sous un arbre
Des gouttes de lumière

Sur le bleu d’une peau
J’efface les cendres blessées

Entre le souffle
Et l'absence de souffle
Le temps défait le temps

Chaque jour la traversée coutumière
Entre les fenêtres ouvertes
Et les portes fermées

Comme des hypothèses nues

Des jours de saumons migrateurs
Décomposés dans l'espace

Le ciel regarde flotter
L’aile déchirée de la mer

La mort cannibale
Mange longuement le cœur des hommes

Chaque jour
Renaître à l'éternité

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